lundi 5 novembre 2012

Jour 7 - Emploi du temps

Voici quelque chose qui me fait rêver : respecter un emploi du temps précis, à la minute près, ne serait-ce qu'une seule journée. Et bien, j'en suis bien incapable. A partir du moment où nous allons à l'école, nous en suivons un chaque jour, nous n'avons pas le choix. Et après, on nous laisse tout seul, dans la nature, sans réelle apprentissage dans ce domaine. En y réfléchissant, c'est vrai que l'école n'enseigne pas du tout ce genre de choses : comment s'organiser au quotidien, comment gérer son temps, comment trouver motivation et discipline. Je trouve cela bien regrettable. Ce sont des choses qui nous sont imposées depuis la plus tendre enfance. Mais lorsqu'arrive le moment de la grande liberté, j'en connais plus d'un qui est "parti en vrille". Plus de repères, plus de contraintes = la catastrophe. On se laisse complètement aller, on fait n'importe quoi, on tourne en rond, on prend de mauvaises habitudes. Et après, il est difficile de remonter la pente. Quelle perte de temps !


Est-ce alors pour retrouver un parfum d'enfance que je m'accroche à cette idée que j'ai besoin d'un emploi du temps pour m'en sortir ? Je dois avouer que j'aimerais me libérer de cela ! Etant donné que concrètement, cela ne m'aide pas réellement (je suis mes emplois du temps environ pendant 24 heures et encore), je ne comprends pas pourquoi je continue à croire en cette méthode, pourquoi je m'obstine.
J'ai remarqué également que je me sentais beaucoup plus détendue lorsque je faisais les choses quand ça me prenait et non pas parce que c'est écrit sur une feuille. Même si avec cette manière de faire, je me sens un peu perdue, déstructurée ; j'ai l'impression de faire moins de choses aussi car tout n'est pas répertorié, noté (mais c'est juste une impression). Du coup, je profite moins aussi de ces actions, j'en retire peut-être moins de satisfaction, car elles sont plus abstraites.
Pourrais-je trouver une solution quelque part entre ces deux façons de faire. Quelque chose qui me conviendrait entièrement. Peut-être peut-on réussir à prendre les avantages de chacune et laisser de côté les inconvénients ?  

dimanche 4 novembre 2012

Jour 6 - En accord avec la nature

Voici une chose qui me procure énormément de plaisir, qui me rend même heureuse : manger des aliments glanés dans la nature : une soupe d'ortie, quelques mûres boulottées sur un chemin, des châtaignes cachées sous des feuilles mortes, des noix et pommes du jardins, des cèpes fièrement débusqués, des fraises des bois miraculeusement trouvées… Bref, dans ces moments-là, j'ai l'impression très vive de vivre ! De faire ce qu'il est normal de faire, d'être dans le vrai. Tout comme lorsque je me blottis contre mon petit, lui donne le sein, allongée en formant comme un cercle protecteur autour de lui.
Les légumes et herbes du potager me ravissent également mais pas autant que les fruits et herbes sauvages.
Et voilà quelque chose à ajouter sur ma liste de choses que j'aimerais faire un jour : apprendre à reconnaître les plantes sauvages comestibles pour augmenter mes chances de cueillette à chaque promenade. D'ailleurs, j'aime beaucoup passer du temps dehors, mais surtout lorsque j'ai un but précis. Sans objectifs, je ne trouve pas la motivation chaque jour.

samedi 3 novembre 2012

Jour 5 - Les jours où l'on a envie

Certains jours, on a envie d'être seuls, d'être dans notre coin, de ne rien faire de spécial. On a juste envie qu'on nous foute la paix. C'est jours-là sont assez difficiles à vivre lorsqu'on a des enfants et du coup, certaines obligations. Mais aujourd'hui, j'avais envie de remplir mon rôle de maman et ceci tout au long de la journée, ce qui est assez rare. Il y a, d'habitude, toujours un moment où j'ai envie d'une pause. Aujourd'hui, j'ai eu envie de faire une balade en famille pour aller ramasser des châtaignes, puis les éplucher patiemment pour le plaisir de tous. J'ai eu envie de faire la sieste avec les enfants, jusqu'au bout et me relever avec eux, puis de jouer aux nouveaux jeux de plateau emprunter à la ludothèque, puis de faire à manger, et enfin de regarder un bout de vidéo avec la plus grand pendant que le petit roupillait sur moi, au sein. Belle journée donc et j'ai pu ressentir le bien-être de mon aîné, qui a tellement besoin de présence et d'attention.


Malheureusement, il y a des jours où l'on n'a pas du tout envie de jouer le rôle que l'on a pourtant choisi soi-même. Et ces jours-là, tout va mal, tout est difficile. La patience n'est pas au rendez-vous, mais l'envie de tout claquer, si. Comment faire pour survivre à de telles journées sans tout casser autour de soi, sans faire de mal aux gens que l'on aime ?

jeudi 1 novembre 2012

Jour 4 - Trop d'idées dans la tête

Voilà un drôle de problème qu'est le mien : j'ai trop d'idées. Du coup, je m'éparpille, je me disperse. Cela fourmille dans ma tête : idées de projets divers et variés : musicaux, artistiques, associatifs, professionnels, d'activités à faire avec les enfants… Et je n'ai pas le temps de tous les réaliser évidemment. Pire, je perds souvent du temps à faire le tri dans mes idées, à les organiser, à les noter pour être sûre de ne pas en oublier. Donc encore moins de temps pour effectivement les réaliser. Je dois avouer que je ne sais pas comment sortir de cette spirale sans fin. A chaque fois que je m'intéresse à un domaine nouveau, ce qui arrive régulièrement, un tas d'idées et d'envies me submergent et je n'arrive pas bien à y faire face. Je n'ai pas vraiment de méthode même si j'en ai souvent rechercher une qui marche vraiment.
Et quelle frustration de ne pas pouvoir tout faire ! J'ai souvent du mal à me décider sur quel projet entamer, alors je stagne, j'attends de voir et au final, il ne se passe pas toujours grand chose. Je crois que le mot clé ici devrait être : ACTION !
Parfois j'y arrive, souvent non. Comment faire pour y arriver à chaque coup ? Comment choisir rapidement, s'investir à fond jusqu'au bout, sans être frustrer de ne pas pouvoir avancer sur le reste ?
Et dans le fond, tout ceci m'oppresse. Toutes ces idées polluent mon esprit. J'aimerais me sentir libre de tout cela. Je ne suis pas du tout matérialiste et je suis de ceux qui pensent que les objets non rendent esclave plutôt que service. J'aime les espaces dégagés et clairs. C'est pourtant loin d'être le cas partout chez moi. Est-ce que le bordel extérieur reflète vraiment le bordel intérieur ? Si tout était en ordre chez moi, est-ce que j'aurais moins d'idées, ou bien y verrais-je plus clair parmi toutes ces idées qui me poursuivent ?